ERIC RECHSTEINER PHOTOGRAPHER

レヒシュタイナー・エリック 写真家

 
Jeudi 14 décembre 2006



























Samedi 29 juillet 2006












"...une saturation de signes magnifiques qui baignent dans la lumière de leur absence d'explication".




Manoel de Oliveira















Dimanche 7 mai 2006













ET MAINTENANT LA CHUTE DES COULEURS

            
            (...)


    Lorsque cessa la pluie
    Le paysage était défait.
    Les vastes étendues trempées
    Soudain s'évanouirent.
    Et dans nos bouches pleines d'attente
    Se fondit l'arc-en-ciel.



                                      SOHRAB SEPEHRI


























Jeudi 16 février 2006














Son doux œil est agrandi

Après le cherry-brandy





Stéphane Mallarmé

















Lundi 30 janvier 2006
















Un po' di pace basta a rivelare
dentro il cuore l'angoscia,
limpida, come il fondo del mare
 


Pier Paolo Pasolini
















Jeudi 26 janvier 2006

















 "Devant l'objectif, je suis à la fois celui que je me crois,
 
celui que je voudrais qu'on me croie,
 
celui que le photographe me croit,
 
et celui dont il se sert pour exhiber son art".













Roland Barthes
La chambre claire



Dimanche 22 janvier 2006















Tu t'en vas sans moi, ma vie.

Tu roules.

Et moi j'attends encore de faire un pas.

Tu portes ailleurs la bataille.

Tu me désertes ainsi.

Je ne t'ai jamais suivie.

Je ne vois pas clair dans tes offres.

Le petit peu que je veux, jamais tu ne l'apportes.

A cause de ce manque, j'aspire à tant.

A tant de choses, à presque l'infini...

A cause de ce peu qui manque, que jamais tu n'apportes




Henri Michaux


















 

Mercredi 18 janvier 2006







Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans l'eau,
Pas un falot.

Seul, assis à la grève,
Le grand lion soulève,
Sur l'horizon serein,
Son pied d'airain.

Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés en ronds,

Dorment sur l'eau qui fume,
Et croisent dans la brume,
En légers tourbillons,
Leurs pavillons.

La lune qui s'efface
Couvre son front qui passe
D'un nuage étoilé
Demi-voilé.

Ainsi, la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
Sur son surplis.

Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs escaliers
Des chevaliers,

Et les ponts, et les rues,
Et les mornes statues,
Et le golfe mouvant
Qui tremble au vent,

Tout se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.

-- Ah ! maintenant plus d'une
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
L'oreille au guet.

Pour le bal qu'on prépare,
Plus d'une qui se pare,
Met devant son miroir
Le masque noir.

Sur sa couche embaumée,
La Vanina pâmée
Presse encor son amant,
En s'endormant;

Et Narcissa, la folle,
Au fond de sa gondole,
S'oublie en un festin
Jusqu'au matin.

Et qui, dans l'Italie,
N'a son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?

Laissons la vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.

Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés...
Ou pardonnés.

Comptons plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes,
Qu'à nos yeux a coûté
La volupté !





Alfred de MUSSET
Contes d'Espagne et d'Italie
(1830)







 

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