
Je me suis intéressé à tout autre chose. Je ne suis pas allé m'asseoir en "lotus", je n'ai pas cherché "quelle était la nature profonde du Bouddha". [...] Je n'ai pas été bien studieux : ce que je sais du Zen aujourd'hui me permet tout juste de mesurer à quel point j'en manque, et combien ce manque est douloureux. Je me console en me disant que, dans le vieux Zen chinois, c'était la tradition de préférer, pour succéder au maître, le jardinier qui ne savait rien au prieur qui en savait trop.
J'ai conservé mes chances intactes.
J'ai conservé mes chances intactes.
Nicolas Bouvier
"Chronique japonaise"
"Chronique japonaise"
par ER
publié dans :
Taipei