
Tout est un, la vague et la perle,la mer et la pierre.Rien de ce qui existe en ce monden'est en dehors de toi.Cherche bien en toi-mêmece que tu veux être puisque tu es tout.L'histoire entière du monde sommeilleen chacun de nous.
Rûmî, Djalâl-ud-Dîn
par ER
publié dans :
Bangkok
Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans l'eau,
Pas un falot.
Seul, assis à la grève,
Le grand lion soulève,
Sur l'horizon serein,
Son pied d'airain.
Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés en ronds,
Dorment sur l'eau qui fume,
Et croisent dans la brume,
En légers tourbillons,
Leurs pavillons.
La lune qui s'efface
Couvre son front qui passe
D'un nuage étoilé
Demi-voilé.
Ainsi, la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
Sur son surplis.
Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs escaliers
Des chevaliers,
Et les ponts, et les rues,
Et les mornes statues,
Et le golfe mouvant
Qui tremble au vent,
Tout se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.
-- Ah ! maintenant plus d'une
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
L'oreille au guet.
Pour le bal qu'on prépare,
Plus d'une qui se pare,
Met devant son miroir
Le masque noir.
Sur sa couche embaumée,
La Vanina pâmée
Presse encor son amant,
En s'endormant;
Et Narcissa, la folle,
Au fond de sa gondole,
S'oublie en un festin
Jusqu'au matin.
Et qui, dans l'Italie,
N'a son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?
Laissons la vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.
Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés...
Ou pardonnés.
Comptons plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes,
Qu'à nos yeux a coûté
La volupté !
Alfred de MUSSET
Contes d'Espagne et d'Italie
(1830)
par ER
publié dans :
Portrait
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
par ER
publié dans :
Iran
I'll go back to heaven again.
Hand in hand with the dew
that melts at a touch of the dawning day,
I'll go back to heaven again.
With the dusk, together, just we two,
at a sign from a cloud after playing on the slopes
I'll go back to heaven again.
At the end of my outing to this beautiful world
I'll go back and say: It was beautiful. . . .
Chon Sang-byong
Hand in hand with the dew
that melts at a touch of the dawning day,
I'll go back to heaven again.
With the dusk, together, just we two,
at a sign from a cloud after playing on the slopes
I'll go back to heaven again.
At the end of my outing to this beautiful world
I'll go back and say: It was beautiful. . . .
Chon Sang-byong
Je m'en retournerai au ciel.
Main dans la main avec la rosée
qui s'évapore aux premières caresses du jour,
je m'en retournerai au ciel.
Ensemble avec la poussière, rien que nous deux,
au signal d'un nuage après nous être amusés sur les pentes...
Je m'en retournerai au ciel.
Au terme de mon excursion dans ce monde magnifique
je m'en retournerai et dirai : c'était magnifique...
Chon Sang-byong
Main dans la main avec la rosée
qui s'évapore aux premières caresses du jour,
je m'en retournerai au ciel.
Ensemble avec la poussière, rien que nous deux,
au signal d'un nuage après nous être amusés sur les pentes...
Je m'en retournerai au ciel.
Au terme de mon excursion dans ce monde magnifique
je m'en retournerai et dirai : c'était magnifique...
Chon Sang-byong
par ER
publié dans :
Seoul
Récemment, j'ai lu sur un mur : "le Portugal aux Portugais !"
C'est comme si on disait : "La Suisse aux Suisses"... Ou "la France aux Français !"
... Ce ne serait plus la France !
C'est comme si on disait : "La Suisse aux Suisses"... Ou "la France aux Français !"
... Ce ne serait plus la France !
Raymond Devos
par ER
publié dans :
Bangkok
Il m'a tendu une feuille telle une main à doigts
Moi je lui ai tendu une main telle une feuille à dents
Il m'a tendu une branche comme un bras
Telle une branche j'ai étiré le bras
Lui c'est penché vers moi avec le tronc
tel un lourd pommier
Moi j'ai baissé mon épaule comme un nouveau tronc,
j'entendais sa sève pousser
comme le sang.
Il entendait mon sang monter
lentement comme la sève.
Moi j'ai traversé son corps!
Lui, il a parcouru le mien.
Moi - je suis resté un arbre solitaire
Lui - un homme tout seul.
Nichita Stanescu
Moi je lui ai tendu une main telle une feuille à dents
Il m'a tendu une branche comme un bras
Telle une branche j'ai étiré le bras
Lui c'est penché vers moi avec le tronc
tel un lourd pommier
Moi j'ai baissé mon épaule comme un nouveau tronc,
j'entendais sa sève pousser
comme le sang.
Il entendait mon sang monter
lentement comme la sève.
Moi j'ai traversé son corps!
Lui, il a parcouru le mien.
Moi - je suis resté un arbre solitaire
Lui - un homme tout seul.
Nichita Stanescu
par ER
publié dans :
Bucarest
par ER
publié dans :
Lanka
Ne nous flattons pas d'assimiler les mœurs, les races, les nations,
les autres, mais au contraire réjouissons-nous de ne le pouvoir
jamais, nous réservant ainsi la perdurabilité du plaisir de sentir le
Divers.
Equipée
Victor Segalen
les autres, mais au contraire réjouissons-nous de ne le pouvoir
jamais, nous réservant ainsi la perdurabilité du plaisir de sentir le
Divers.
Victor Segalen
Equipée
Victor Segalen
par ER
publié dans :
Bangkok
Guillaume APOLLINAIRE
La Petite Auto
par ER
publié dans :
Serbia


